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Entretiens avec Ani Dékyi (6-13/6/2015) Première Partie

Son père né à Amiens était allé en classe avec Philippe de Hauteclocque (Général Leclerc) au collège de la Providence à Amiens. Il est devenu par la suite Ingénieur des industries chimiques.

Pendant la période 1939-1944 la famille est restée dans la région minière occupée du Pas de Calais industriel, dans la zone interdite sous contrôle direct de l’armée allemande et qui a initialement échappé à la sinistre police politique du troisième Reich, la GESTAPO. S’y trouvaient les charbonnages de France, diverses industries françaises dont les Huiles Lesieur et les raffineries de sucre Beghin (sociétés françaises toutes privées à l’époque).

Vers 1945-46 il a étudié une usine d’eau lourde à Wieschaffen en Allemagne. Il a ensuite travaillé aux Pétroles d’Aquitaine qui ont donné par la suite naissance à la société ELF AQUITAINE. Il faisait les plans des Usines nous dit Ani Deki.

Rose-Marie est née en 1930 « en Belgique par hasard » de parents tous deux français.

Enfant, elle a fait partie des Guides. Vers l’âge de 12 ans elle se souvient avoir participé à une retraite d’une quinzaine de jours avec un père habillé de blanc. Il faisait un sermon tous les jours. Ca l’a beaucoup marquée. Elle se rappelle avoir été passionnée par le martyre.

Vers 12-13 ans elle sortait seule, allait à vélo au cinéma qu’elle ne payait pas. Personne ne s’en souciait.

Le père travaillait beaucoup dans son usine et le soir allait au club de bridge.

Elle vivait dans un milieu bourgeois privilégié très fermé. A côté, il y avait les mineurs dans les corons, les immigrés polonais et la bonne polonaise. Dans sa famille il n’y avait pas de privations, même pendant la deuxième guerre mondiale.

Elle a étudié dans le Pas de Calais jusqu’au lycée. Elle a passé le premier bac puis le bac Math Elem. Ensuite, après 2 ans d’études, elle a  réussi le diplôme d’infirmière

Elle a beaucoup lu, notamment Aldous Huxley et Dostoiewski.

Rose-Marie se rend à Paris dans la période après guerre. Elle n’est plus revenue pour vivre dans le Nord.

A Paris, après 2 ans d’études supplémentaires, elle passe le diplôme d’Infirmière Pilote Secouriste de l’Air (IPSA). Sa promotion a le nom de Geneviève de Galard, une célébrité qui est allée à Dien Bien Phu et qui a été élève dans cette école que Ani Dékyi nous décrit comme snob et assez chic : elle a pu y rentrer parce qu’elle était par sa mère petite-fille de Général.

Vers l’âge de 20 ans, elle se choisit un nouveau prénom, Muriel, ce qui déplait beaucoup à sa soeur Muriel de 8 ans sa cadette.

Au départ son ambition est d’être hôtesse de l’air. Elle fait des stages à Air France pendant 2 ans à de multiples postes. Son père qui a payé ses études continue à lui verser une pension par la suite.

Toute sa vie elle est restée affectivement très proche de son père.

Pendant sa vie étudiante Muriel va dans les boites de Jazz comme le Vieux Colombier écouter Claude Luter et Sydney Bechet ; c’est l’époque des existentialistes, Sartre, Camus. Du fait de cette vie à Saint Germain des Prés elle ne devient pas hôtesse de l’air mais fait des remplacements d’infirmières libérales à Paris.

Elle rencontre notamment un joli garçon, intellectuel communiste avec qui elle vit un temps. Elle fréquente alors brièvement un milieu de gauche. A l’époque elle habite clandestinement à la Cité Universitaire et mange au restaurant universitaire.

Elle rencontre un monsieur propriétaire de salons d’esthétique et de coiffure dont elle devient la petite amie, et elle commence à travailler comme esthéticienne. Elle devient ensuite coiffeuse car le salaire est plus élevé. Elle a alors 23-24 ans. Un temps, elle joue au bridge dans un club parisien. Elle mène la vie d’une jeune femme de l’époque des années 50. Le monsieur meurt dans un accident de voiture.

En 1961, à l’âge de 31 ans Muriel épouse un jeune allemand. Le beau-père est un auteur juif allemand très connu, réfugié en France vers 1930 à cause de la politique hitlérienne. Muriel se séparera en 1970 et divorcera une dizaine d’années plus tard. De nombreuses années plus tard, il mourra d’un cancer du poumon.

En 1968, pendant les évènements de mai elle est impressionnée par la foule. Tout le monde se parle, tout le monde est content. A l’époque elle travaille dans un salon de coiffure de grand-standing et habite Neuilly.

Introduite par une de ses riches clientes à tendance gauchiste, elle rencontre le Docteur Paul Diel (auteur de plusieurs livres). Elle participe à des réunions de psychologie de la motivation à la Faculté de médecine dans le quartier latin. Le Dr Diel, très à gauche, anime : c’est un Bernard-Henri Levy de l’époque. Muriel appartient à sa cour.

Pendant les évènements de mai 68, un jeune-homme lui donne une carte de presse qui lui permets de se déplacer facilement entre les lieux d’action. Elle se rappelle avoir respiré pas mal de gaz.

« Quand j’arrivais le matin, les yeux rouges de gaz les patrons étaient furieux mais les clientes m’interrogeaient toutes, elles voulaient savoir ce qui se passait ! »

A la Sorbonne, elle rencontre les maoïstes qui l’intéressent puisqu’ils parlent de la Chine. En effet, en 1967, sa soeur lui avait offert un livre sur le bouddhisme chinois dans lequel était abordé le bouddhisme tibétain et où on signalait la retraite de 3 ans. Muriel prends alors la décision de faire cette retraite. Elle lit Alexandra David-Neel.

Par sa belle famille elle fait la connaissance du célèbre père Jean de Menasce qui, né juif en Egypte, s’est converti puis est devenu père dominicain. Elle devient un de ses proches, discute beaucoup avec lui et lui confie son désir de devenir bouddhiste.

Muriel aime profiter de son lundi de congés pour visiter diverses villes, dont Dieppe, Deauville…

Vers 1968 elle envoie une lettre à Alexandra David-Neel après avoir découvert son adresse dans un annuaire à Dieppe : elle n’obtient pas de réponse. Elle prends le train pour Dignes. Là, elle téléphone et se plaint de n’avoir pas reçu de réponse à sa lettre. La secrétaire Marie-Madeleine Peyronet surnommée « la tortue » s’excuse au téléphone (« nous recevons beaucoup de lettres ») et fait entrer Muriel qui se trouve déjà devant la porte d’entrée. La rencontre avec ADN est chaleureuse, « vous êtes tout ce que je n’étais pas, vous êtes la douceur et la beauté», et c’est le début de nombreux échanges téléphoniques jusqu’au 8 septembre 1969 : ce jour-là Ani Dékyi téléphone à ADN qui répond elle-même au téléphone, elle se plaint de ressentir le froid, un froid intense. Le jour même elle meurt à l’âge de 102 ans.

En 1969 dans un magasin elle aperçoit une affiche du Maître Zen Taisen Deshimaru. Intéressée, elle va le voir et c’est une attraction réciproque immédiate. A l’époque elle est encore mariée et travaille à plein temps. Elle se décrit comme assez sophistiquée, elle a des faux cils et de grand cheveux blonds. Elle décide de travailler à mi-temps pour pratiquer et aider Maître Deshimaru. En 1970 elle rejoint Maître Deshimaru au Japon. A Tokyo elle trouve une demi-douzaine de disciples dont M., très proche du Maître. A Osaka, elle rencontre la chanteuse Dalida, disciple de Deshimaru. Dalida avait rencontré Deshimaru après une tentative de suicide en réaction au suicide de son ami le chanteur-compositeur Luigi Tenco. Elle était devenue disciple et avait remis à Maître Deshimaru la cape de Luigi que le maître portait parfois.

(« Le groupe qu’on formait au Japon, on était orgueilleux, on était odieux, on se foutait de tout le monde et de Dalida. Elle nous a invité à l’hôtel, elle était très gentille… « Que pensez vous de Freud ? » nous disait-elle. Nous, on avait tout compris. On était les meilleurs. Tous les autres étaient des cons…»)

Muriel est la petite amie du maître.

Elle est ordonnée par Maître Deshimaru. On lui donne le nom de Kuko (vacuité-clarté). Toute la cérémonie est filmée par la télévision japonaise. « J’avais de longs cheveux blonds qu’on m’a coupés, tous les japonais voulaient voir ça ! La télévision japonaise n’attendait que ça, que l’on me coupe les cheveux. Moi je m’en foutais complètement. Après ça j’ai toujours eu les cheveux courts.»

Deshimaru voulait la télévision parce que « c’était bien pour sa mission à l’ouest ».

Muriel fait aussi de la publicité. « Muriel est française. Muriel fait zazen parce qu’elle mange les yaourth Lajoie ». C’était en grand dans le métro japonais. Tout ça à cause de Deshimaru qui faisait défiler les zazen. Lors d’autres voyages japonais (7 au total) Muriel a souvent encore été télévisée ainsi que les quelques autres zazen conformément à la politique de Deshimaru.

A Paris le premier centre Zen de Maître Deshimaru se situait dans une boutique macrobiotique. Il déménage au 68 avenue du Maine puis bientôt en 1971 s’installe rue Pernetty. On y médite 4 à 5 heures par jour. Maître Deshimaru fait venir successivement à Paris ses 2 filles puis d’autres membres de sa famille.

Muriel assure l’intendance et elle est la trésorière de Maître Deshimaru : elle lui permet par une procuration l’accès à un compte en banque en France et son action permet d’améliorer sa situation matérielle qui jusque là était difficile.

Elle a l’idée de publier les Kusen, ces entretiens de méditation de Maître Deshimaru. Elle les rédige le soir. « Nous étions un petit groupe de 4 personnes qu’on appelait le bureau. » Ce groupe imprime et distribue les kusen sur abonnement.

Elle a bien sûr connu les disciples de l’époque. Parmi eux, les de S. travaillaient chez Seghers (librairie Laffont).

Ani Dékyi nous dit que Deshimaru enseignait beaucoup (la vacuité, la méditation, les textes du bouddhisme Chan …). Il travaillait beaucoup, il était très motivé. Il a traduit les grands textes sacrés chinois.

M. demande s’il serait possible de faire un livre. Deshimaru répond  « oui, on va faire les grands textes sacrés du Chan. On va commencer par le SHIN JIN MEI. » Deshimaru fait le commentaire de chacune des strophes qui est accompagnée d’une calligraphie. Le livre plaît beaucoup. « On fait alors  2 livres supplémentaires, le HOKIO ZEN MAI et le SHO DO KAI. Quand je suis partie ils en ont fait un quatrième, tous publiés chez Seghers. »

En 1971,  Arnaud Desjardins (dont la copine à l’époque est Dalida) part avec Deshimaru au Japon pendant 6 mois pour y faire des films. Muriel reste en France.

Vers cette époque, le Père de Menasce lui a dit qu’il avait rencontré des lamas tibétains. Il meurt en 1973 sans qu’elle sache qui.

Ani Dékyi se rappelle la catastrophe d’Ermenonville en 1974 : un avion s’est écrasé peu après le décollage tuant 346 personnes dont de nombreux japonais. Muriel accompagne Deshimaru qui se rends sur place à la demande du gouvernement japonais. Elle est très impressionnée. Des bouts de corps pendent dans les arbres et il y a un silence de mort, les oiseaux étant muets. Les japonais ne manifestent rien de leurs sentiments sauf au moment de la reconnaissance des objets personnels.

Ani Dékyi n’a jamais pris aucune drogue de même que l’immense majorité des disciples. A sa connaissance, seul un couple a tenté les expériences psychédéliques. A l’époque, elle lit cependant tout les livres de Castaneda.

Devenu célèbre, Maître Deshimaru est amené de plus en plus souvent à intervenir dans la société pour des mariages, des décès et des manifestations japonaises officielles. Personnellement, malgré son activité importante, Muriel aspire à quelque chose d’autre, elle y pense sans cesse. « Je suis déçue, ce n’est pas le Tibet et c’est trop mondain ».

L’association avait une boutique Zen à Paris. Vers 1974, un dimanche Lama Gyourmé âgé de 26 ans vient dans la boutique. C’est la première rencontre de Muriel avec un lama tibétain.  D’autres rencontres suivent et Lama Gyourmé l’invite à diner. Elle rencontre les premiers disciples des maîtres tibétains. Ils attendent Kalou Rinpoche à Paris mais finalement il se rend à Samyé Ling. Ani Dékyi continue sa vie à Paris rue Pernetty.

Le 16e Karmapa vient à Paris en 1974. Lama Gyourmé propose que Deshimaru rencontre Karmapa. Des tractations ont lieu entre Muriel représentant Deshimaru et le 16e Karmapa représenté par Lama Gyourmé représenté par D. Qui va rencontrer l’autre le premier ? Deshimaru ne veut pas aller à la rencontre du Karmapa, dans son esprit c’est lui qui reçoit en France. Il est décidé qu’en un premier temps le 16e Karmapa invitera Deshimaru puis Deshimaru l’invitera à déjeuner à son tour avec « un protocole pas possible ». De façon logique Deshimaru décide qu’il n’y aurait pas de trône pour le Karmapa car il  n’y a pas de trône dans le bouddhisme zen japonais.

Le jour dit Deshimaru entre dans la chambre du 16e Karmapa avec Muriel. Karmapa est assis sur un lit.  Deshimaru s’assied sur un coussin. Muriel accompagne, elle ne mange pas. « J’étais le vers de terre qui accompagnait. » Karmapa dit à Muriel : « you, your karma is tibetan » (vous, votre karma est tibétain). Muriel est surprise. « Deshimaru a tiré une gueule pas possible. »

C’était la première fois que Muriel rencontrait le Karmapa, elle ne savait d’ailleurs pas ce que représentait le Karmapa.

Plus tard Maître Deshimaru rend l’invitation comme prévu. Le 16e Karmapa se rend rue Pernetty, il s’assoit sur un coussin dans le dojo Zen et CRAC ! Il craque sa shentab ! Après, tout s’est très bien passé.

Muriel fait la cuisine, elle régale les moines accompagnant Karmapa et fait un repas spécial pour Karmapa et Deshimaru qui dinent en tête à tête. Muriel sert.

Après le repas, Karmapa prend Muriel par le bras et lui dit « Je vous emmène avec moi ». « Je sors alors de l’appartement, il m’entraîne sur le palier d’où il part avec sa suite. »

La cérémonie de la Coiffe noire a lieu en décembre 1974 au Sheraton à Paris. « Avant, je suis allée dans la loge du 16e Karmapa et j’ai discuté avec lui… j’ai regardé ses bottes tibétaines que j’ai trouvée jolies, ça l’a beaucoup amusé ». Quelques disciples de maître Deshimaru dont Muriel font zazen sur la scène pendant que le Karmapa fait la cérémonie.

Pendant 2 ans c’est devenu très compliqué. « Karmapa avait mis le doute dans mon esprit par rapport à mon engagement japonais. »

Mais Karmapa était parti. Heureusement il y a Lama Gyourmé qui me dit « Vous devez rencontrer Kalou Rinpoché.» Alors début 1976, à Paris, grâce à Lama Gyourmé, elle rencontre Kalou Rinpoche avec qui elle peut discuter. Muriel cherche le moyen de quitter maître Deshimaru et le Zen.

A l’époque quand Muriel l’a connu, Maître Deshimaru ne buvait pas mais progressivement il s’est mis à boire, les disciples lui apportant d’abord du vin puis du whisky.  A l’époque il n’y a pas de saké en France. Les disciples adorent qu’il boive parce que, disent-ils,  Deshimaru devient intéressant.

En 1976, Muriel va au Japon pour son 7e séjour pendant lequel Maître Yuno, un grand maître des arts martiaux, lui dit : « qu’est-ce-qui se passe ? vous n’avez plus la foi en zazen ».« Je n’arrive plus à en parler. »

Elle participe ensuite au camp Zen d’été mais ça ne se passe pas très bien et elle décide de quitter le Camp. En septembre 76 son grand copain M. qui est passé du Zen au Vajrayana l’emmène à Plaige voir Kalou Rinpoché. « Quand j’ai revu Kalou Rinpoché il ne m’a dit qu’un mot : mitakpa (impermanence) ».

Elle reste à Plaige. Le nom de refuge de Muriel est Karma Dawa Dreulma. Elle prend les voeux de Getsulma en octobre 1976 et prends le nom de Dékyi Pamo. Elle ne fait pas la première retraite qui a débuté à l’époque parce que Lama S. et Lama Tenpa refusent la proposition de Kalou Rinpoché qu’elle y participe pour la raison qu’Ani Deki ne parle pas tibétain. De tout cela, elle n’est pas au courant à l’époque. « J’aurais dit oui » pour cette première retraite.

Dans cette période de la prise de voeux elle est déprimée. « Kalou Rinpoché s’en est vraiment aperçu et faisait très attention ». Il demande à Ani Dékyi de s’occuper de l’intendance de Plaige. « J’ai connu Plaige avec les dettes, et c’est madame E. qui a renfloué et qui a financé le centre de retraite. »

Maître Deshimaru écrit à Kalou Rinpoché en lui disant qu’il était un voleur de disciple. « Ca avait beaucoup amusé Kalou Rinpoche. Il m’a fait appeler pour me montrer ce qu’il avait reçu à mon sujet. Kalou Rinpoché répond qu’il n’est qu’un humble disciple du Bouddha. A qui me demande de prendre refuge je lui donne refuge.»

Maître Deshimaru écrit plusieurs lettres à Ani Dékyi. Il s’est arrêté de boire. Il mourra le 30 avril 1982 .

« Dans le zen j’avais rencontré A. qui avait été secrétaire de Jean Cocteau et complètement sous opium. Cocteau l’avait mise à l’opium au jeune âge de 17ans. Il y avait un vrai musée Cocteau chez elle. Elle était extraordinaire et avait invité Deshimaru et moi à un repas. Deshimaru avait quitté les lieux en disant : « qui est-ce qui fume ici de l’opium ? Je ne resterai pas dans une maison où on fume de l’opium ». Arrivée à Plaige en 1976 je la rencontre, elle était devenue nonne de Kalou Rinpoché. » Ani Dékyi déménage ses affaires et les entrepose chez elle.

Tous les lamas de Kalou Rinpoche qui convergent en Europe arrivent à Plaige. Lama Lodreu, Lama Talo, Lama Nawang, Lama Karma Rinchen, Lama Tsewang Rinpoché, Lama Tenpa Gyamtso, Lama Norla, Lama Guelek.

D. qui était allé à Sonada dès les années 70 avait demandé que Kalou Rinpoché fasse venir Lama Tenpa Gyamtso à Plaige, et ce fut fait.

A suivre…

8 reflexions sur “Entretiens avec Ani Dékyi (6-13/6/2015) Première Partie

  1. Schrepel

    Bonjour, c’est une vie passionnante, mais aussi un modèle pour la détermination et l’engagement dans une voie.
    Merci beaucoup de nous le faire découvrir et de le partager.
    Amicalement
    Alain Schrepel

  2. brigitte sicard

    Merci Claude de nous faire participer à cet interview d’Ani Deky,
    quelle vie riche et pleine de sens et de détermination,
    merci à Anila de nous donner le témoignage de sa vie,
    j’ai beaucoup apprécié de le lire, merci pour sa générosité et
    de nous faire passer cela Claude
    Chaleureusement, brigitte

  3. Michel Lizandier

    C’est passionnant,merci Claude,vivement la suite.
    Quelle riche existence elle a eu cette chere Ani Dekyi,c’est incroyable.
    Grosses bises de Sienne en Toscane,
    Michel

  4. Martine QUARTERO

    Un grand merci Claudius de nous faire partager la  » grande aventure  » d’Ani Dékyi !!!
    J’attends la suite avec grande impatience…
    Elle a connu tant de célébrités, tout en les présentant avec une telle simplicité!

  5. Jacques Halle-Halle

    J’ai commencé vraiment le zazen en janvier 1974, même si j’étais déjà allé essayer en avril 73. C’est vrai que ça m’a quelque peu surpris le whisky et l’arrogance de certains. Mais c’est comme dans tout groupe, au bout d’un moment j’ai trouvé ma place, participé de plus en plus. Et l’on voyait bien que Muriel était une protection pour la tranquillité de Sensei Deshimaru comme elle le sera pour Lama Tenpa.
    Pour moi, Sensei Deshimaru plus qu’un « moine » était comme le dernier des samouraïs, il nous montrait comment être fort, concentré et juste dans nos actes. Il m’a appris à travailler en fait. Surtout il nous transmettait la force de la Bodhicitta, l’esprit d’Eveil, et la puissance de la posture assise juste. Merci Sensei.

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