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Entretiens avec Ani Dékyi (août 2015) Troisième partie

MISCELLANÉES
Divers souvenirs de l’époque Kagyu Ling
« Au milieu de Kagyu Ling il y a une maison restée neutre (c’est à dire non bouddhiste). Il y a une dame dedans qui s’appelle Hortense avec son mari qui avait perdu une jambe.
Hortense était l’hôtesse. Tous les résidents de Kagyu Ling prenaient le café, elle offrait le café. Tout les jours on y allait. Tous les  jours elle nous a reçus, elle nous a consolé si ça n’allait pas. C’est la femme la plus extraordinaire qu’on n’ait jamais connue. Et tout le monde te dira pareil. Tout le monde aimait Hortense. Et Kalou Rinpoché allait dire bonjour à Hortense. On allait parfois regarder la télé chez Hortense. On était tout un groupe. »
« Quand elle savait qu’un résident restait seul à Kagyu Ling pour Noël, qu’il ne rentrait pas dans sa famille madame J. l’invitait chez elle pour le réveillon. C’est pas beau ça ? C. allait souvent manger chez elle. »
« A Kagyu Ling avec Lama Tenpa on ne mangeait pas très bien, on avait faim. Parfois on se tapait un poulet pour deux. On était jeune.
Il y avait René. L’alcoolique de Kagyu Ling. On lui apportait sa pilule tous les jours. On s’était pris d’amitié. René avait une voiture : c’était extraordinaire à Kagyu Ling. Il nous amenait boire des cafés liégeois à Autun. Il s’est avéré que René était un tricheur. Il prenait ses pilules et il a continué à boire et à moment donné on l’a trouvé mort dans sa caravane entouré de bouteilles de Rhum. Et il est mort alcoolique parce que sa femme l’avait laissé tomber. Quelqu’un de très gentil, de très bien. De temps en temps on avait droit au pot-au-feu le dimanche. »

« Lama S. disait que la viande coûtait cher.  Et quand Lama Tenpa a eu une cuisine, j’ai acheté un peu de viande. Je la mettais dans le congélateur de Kagyu Ling jusqu’au jour où un disciple complètement stupide a dit que je volais la viande. Alors ça m’a vraiment énervé et du coup j’ai acheté un congélateur. Et quand je voyais Lama S., je disais voyez Lama S., vous ne mangerez plus de  viande non plus, maintenant tintin, le congélateur il est là-haut. »

Les poulettes de madame J. :
« Quelqu’un avait offert 3 poulettes adorables. Je suis un peu bête. Je me suis dit ces pauvres poules elles s’ennuient. J’ai acheté un coq. Partout des poules, des petites poules naines ! Il y en avait au moins 60. Il y avait plein de coqs qui habitaient tous chez Lama Tenpa. Cocorico ! Le matin Cocorico ! Qu’est ce qu’ils étaient beaux ! J’avais 8 petits oeufs par jour tous les soirs. On mangeait des omelettes.
Un jour Lama S. me dit « Ani Dékyi il faut que je vous dise quelque chose que vous ne savez pas. Chez nous on le sait. Quand on met une poule, une dame, et un coq, un monsieur, ça fait des enfants… »
Et finalement il y avait des poussins partout dans la forêt.

Sur le Zen
Les Zen font zazen tous les jours, qu’est ce qui sort après on ne sait pas. Le résultat est une question de karma.
On rentre en retraite de 3 ans avec un certain karma. Lama Tenpa dit que selon la retraite que l’on fait le karma change.

Je n’ai pas connu de centre dans le Zen, il y avait Paris et c’est tout. On faisait des séminaires.
Il n’y avait pas de résident ni rien. Il n’y avait pas de continuité. C’était des gens qui étaient dans la ville.

Deshimaru n’a jamais été clair en ce qui concerne le shiho mais en tous cas ce qui est clair, c’est qu’ici il n’a jamais donné de shiho. Avant de mourir il n’y a pas eu de transmission. Il est mort sans avoir donné la transmission à ses disciples. Aucune transmission. Ceux qui ont eu une transmission il l’ont reçue ailleurs, pas de Deshimaru.

Dans le Zen je n’avais aucune ambition. Je voulais poursuivre le Dharma et la méditation. C’est pour ça que j’ai trouvé le bouddhisme tibétain.  Je ne pouvais plus suivre le bouddhisme zen, ce n’est pas ça que je voulais. « Je ne voulais pas un copain ni rien, je ne voulais pas ça. »

Kalou Rinpoché
En voyant Kalou Rinpoché elle voit un homme seul qui est lui-même une transmission et l’enseignement. La transmission personnifiée.
« Il était tout, tout seul ».
« La profondeur du regard qu’il avait… Il avait beaucoup beaucoup d’humour.
A Noël 76, il n’y avait personne. Il n’y avait que Kalou Rinpoché. C’était complètement extraordinaire. »

Bokar Rinpoché
« Quand je lui posais des questions il me disait toujours, ‘il y a la 4e réponse’. Tu avais la thèse, l’antithèse et la synthèse et la 4e réponse et c’était la bonne. Il sortait du cadre et il donnait la bonne réponse. C’était incroyable et plusieurs fois je l’ai remarqué. Il donnait toujours des réponses auxquelles on ne s’attendait pas du tout. Et c’était ce qu’il fallait faire.
(Par rapport à Kalou Rinpoché) on parlait plus facilement à Bokar Rinpoché. Il était plus accessible, on lui parlait pendant un repas. On ne déjeunait pas toujours avec Kalou Rinpoché. Je parle de Lama Tenpa parce que moi, j’accompagnais Lama Tenpa. »

Les premiers meunlams kagyu ont eu lieu à Bodh Gaya après le Rinchen Terzeu. On logeait dans le monastère pas fini de Bérou Khyentse. Puis après on a fait d’autres meunlams avec Bokar Rinpoché et Yangsi Kalou Rinpoché.

J’ai vu Sakia Trinzin avec Deshimaru, nous avons eu une entrevue ensemble.
Karmapa, Dilgo Khyentse Rinpoché, Dudjom Rinpoché, Pao Rinpoché, Tenga Rinpoché, Sitou Rinpoché, Jamgeun Kontreul Rinpoché… sont tous venus à Kagyu Ling.

Le père Bernard de Give
Le père Bernard de Give est un père dominicain devenu trappiste par la suite et qui est venu à Plaige rencontrer Kalou Rinpoché. Il avait une permission de la Trappe en Belgique de venir de temps en temps à Kagyu Ling faire des retraites. Comme dit Lama Tenpa il était très très attiré par la retraite de 3 ans. Il voulait pratiquer, il voulait faire la retraite. Il était pourtant complètement catholique. Et souvent il est venu chez lama Tenpa et il lui posait des questions sur la méditation. Il est resté très longtemps, il est resté très fidèle. C’est lui qui a marié E. et T.en Saône et Loire. Il a fait une homélie très bouddhiste en parlant de Lama Tenpa, des qualités de Lama Tenpa… et de Kalou Rinpoché. C’était quelqu’un d’assez extraordinaire.
Et récemment T. a dit « tiens on le croyait mort, il n’est pas mort, il est toujours dans sa trappe en Belgique ». Il était très très proche de Kalou Rinpoché. Il avait une autorisation spéciale de la Trappe. Il venait méditer à Kagyu Ling.
Il venait aux rencontres inter-religieuses avec Kalou Rinpoché. Il était très très attiré par le Vajrayana. A un moment la Trappe avait mis le hola. Ils ne comprenaient pas très bien.
Il était en retraite tout seul, il ne sortait pas.
J’envoyais chaque année les voeux de Lama Tenpa. Et je me suis arrêtée, je croyais qu’il était mort. Mais non, il n’est pas mort !

Sur Ani Dékyi
Elle a protégé Lama Tenpa comme il convient et signale que certaines allaient jusqu’à dormir sur son paillasson !  Elle avait déjà joué le rôle de protectrice dans sa vie antérieure zen.
« Des gens fous on en a vu, des hommes comme des femmes. Ca me faisait peur.
Un jour, j’ai vu une crise de delirium tremens et ça c’est très impressionnant, incroyable. Il hurlait, c’était la terreur.»

« J’ai toujours su ce que je voulais. Du moment où j’ai su que c’était le bouddhisme, c’était le bouddhisme, rien que le bouddhisme : j’ai divorcé. Rien ne pouvait m’empêcher de suivre ce chemin. Et du moment que j’ai su que c’était Lama Tenpa, c’était Lama Tenpa : aucune puissance au monde n’aurait pu m’empêcher de faire ça, aucun, rien. Moi quand j’ai pris une décision c’est irrémédiable. »
« La table, c’était froid, n’importe qui aurait pu faire ça. Tout le monde voyait cette assiette, elle était sur la table de la salle à manger. » (cf deuxième entretien)

Pao Rinpoché a émis le voeux que Ani Dékyi aille aux Tranchats. Elle a décliné, voulant rester avec Lama Tenpa.
« C’était et ça été toujours mon maître, je le voyais rempli de toutes les qualités. Je n’ai jamais bougé.»

« Lama Tenpa m’a mis en retraite. Par la suite je ne me suis occupée que de lui. »
« On a décidé ensemble du lieu et des modalités de la retraite solitaire de Lama Tenpa. Il fallait que quelqu’un assure l’intendance. »

« J’ai la vie que je voulais. Exactement ce que je voulais. Absolument. Je ne regrette absolument rien. C’est une vie très solitaire, c’est assez spécial. C’est pas difficile mais c’est pas si facile. »

Ses pratiques se simplifient venant de la proximité de Lama Tenpa et aussi de sa maladie. « J’ai l’esprit plus clair. Lama Tenpa l’a remarqué. »

On dit « elle regarde tout le temps la télé, c’est faux, d’ailleurs je ne regarde que de temps en temps la télé ».
Elle compare la télé au paysage à l’extérieur, rien de plus. Les 8 consciences ne sont pas sollicitées.

Après le Rinchen Terzeu « Kalou Rinpoché était content. Il m’a dit que j’avais le fruit d’une personne qui a fait une retraite de 3 ans. C’est Lama Lodreu qui traduisait. C’était à Delhi. Des lamas et Lama Tenpa étaient allés au Népal. Moi je voulais rester avec Kalou Rinpoché. On passait la journée avec lui. C’était rarissime. Et après je suis allée au Népal. »

Sur Lama Tenpa
Lama Tenpa est venu à Kagyu Ling en octobre 1976 avec tous les lamas d’occident : Suède, Norvège, Hawaï… Lamas Gelek, Karma Rinchen, Norla, Tsewang Gyourmed, Talo, Naouang, Daoua, Namshé, ils sont tous venus en même temps. Maintenant, il y a 5 lamas qui sont morts : Lama Gelek, Lama Talo, Lama Namshe, Lama Naouang, Lama Daoua.

Ces lamas venaient de Sonada et avaient fait la retraite en même temps que Lama Tenpa.
C’est Lama N. qui les a tous fait venir à Kagyu Ling.

« Lama Tenpa a une discipline de pratique incroyable, unique, une diligence incroyable. C’est quelqu’un qui sait pratiquer. A Kagyu Ling Lama Tenpa était à part. Il était spécial. Il était plus intériorisé que les autres lamas.
Il a une forte intuition, une bonté, un vrai bodhisattva. Il est excessivement moderne. Il a une grande ouverture.
« Je ne l’ai vu qu’une fois très en colère. C’était contre une américaine qui faisait une retraite de 3 ans toute seule. En plein tsok, Lama Tenpa s’est levé et il est parti.
Elle fumait beaucoup, par la suite elle est devenue catholique. Elle m’impressionnait : « J’ai vu Sangyé Menla, il était d’un bleu, mais bleu ! » Elle m’impressionnait, moi je ne voyais rien du tout. Elle était odieuse, jamais contente. »

« Lama S. n’était pas très correct avec lui. Lama Tenpa faisait tout le travail. Les 2 autres ne faisaient rien.
A l’époque il y avait Tara jour et nuit, je passe par là et Lama S. dit « c’est Lama Tenpa qui va faire Tara cette nuit ». Je lui ai dit non. Il me demande pourquoi. Je lui dit non, il ne le fera pas parce qu’il travaille toute la journée au droupkang et vous qu’est-ce-que vous faites ? C’est à vous d’y aller, c’est pas à lui ! Lama Tenpa n’y est pas allé et Lama S. oui. «Je n’ai pas cédé, j’ai dit non.
Le Dharma de Kagyu Ling c’était Lama Tenpa : les méditations, les enseignements tout ça c’était lui. Il faisait tous les programmes. Les initiations et les enseignements c’était Lama Tenpa le matin et l’après-midi la mise en pratique c’était Ani Rinchen. Et ça marchait très bien. Après on a supprimé le shiné du matin parce que c’était trop. Il y avait aussi le centre de retraite dont il fallait s’occuper. »
« Kalou Rinpoché quand il est venu, il a fait (l’association) Kagyu Lamas à Kagyu Dzong. Kagyu Dzong c’était pour les lamas tibétains qui venaient en France, pas pour les lamas occidentaux. » Par la suite c’est devenu un centre de Lama Gyourmé.
« Kalou Rinpoché était président, après c’était Bokar Rinpoché. Et quand Bokar Rinpoché est mort, ça a été Lama Tenpa. Lama Denys a repris la structure de Kagyu Lamas qui n’existait plus que formellement. Lama Denys en a fait Changpa Kagyu Network. » Lama Tenpa en est président, mais c’est honorifique. Il est aussi président des Tranchats, le centre de Pao Rinpoché, position honorifique aussi.
Lama Tenpa a su depuis le début qu’il voulait se mettre en retraite. J’ai donc décidé de l’aider dès que j’ai su ce qu’il voulait faire. J’ai dit à Lama Tenpa « vous ne serez jamais tranquille à Kagyu Ling. Il faut sortir de là  si vous voulez faire cette retraite. »
Sans C., on ne serait jamais sorti de Kagyu Ling.
…Il sont passé complètement à côté de Lama Tenpa. Ils s’en sont rendu compte trop tard, quand on est venu ici. Pas avant. Quand Lama Tenpa est parti le Dharma est parti de Kagyu Ling.
Lama Tenpa a beaucoup beaucoup d’intuition.
Pour les gens ça pourrait paraître complètement anarchique : la nuit, le jour, couché, debout… il n’a plus de session. C’est récent, depuis quelques années, 3-4 ans. Il a plus qu’entrevu son esprit et plus que stabilisé l’expérience. Beaucoup plus que ça. Il est la méditation à lui tout seul. Il est toujours content. Pour moi il est toujours en rang bab. Pourquoi il se mettrait à méditer à 9 h quand à 9h moins le quart il est déjà en rang bab ?

« Lama Tenpa me dit :
– Je vous fais des souhaits de longue vie parce que je veux que vous restiez avec moi le plus longtemps possible.
Il me le dit tous les jours. Et quand il se promène avec moi il me dit
– je suis tellement content de me promener avec vous. Il faut que ça continue longtemps longtemps longtemps.

Je veux parler de ma relation de foi et dévotion par rapport à Lama Tenpa
Sa dévotion, sa gentillesse, sa motivation, sa diligence. Comme Bokar Rinpoché.
Il a une intuition phénoménale. En France, il n’a pas son pareil.

Je voudrais que les gens qui l’ont connu témoignent. Ceux de Kagyu Ling en particulier, et ceux qui l’ont rencontré ailleurs.

Ani Dékyi a cité les noms de nombreuses personnes proches de Lama Tenpa.

Ce serait bien qu’en commentaire les étudiants et disciples qui le souhaitent expriment leur désir d’apporter leur témoignage. Les noms seront tous transmis à Ani Dékyi qui d’ores et déjà prévoit la suite…

8 reflexions sur “Entretiens avec Ani Dékyi (août 2015) Troisième partie

  1. Arnaud Nazare-Aga

    Merci beaucoup Ani Dékyi de ton témoignage exceptionnel et très touchant ! Tes anecdotes sur Kagyu Ling m’ont rappelé les bons souvenirs de mon adolescence et de ma transition vers une vie d’adulte imprégné du Dharma. Durant les 9 ans où j’étais proche de Lama Tenpa, il a été d’une très grande influence dans ma vie et c’est probablement le maitre qui m’a le plus motivé à faire la retraite de 3 ans. Je ne l’ai pas faite avec lui car il a été le Maitre pour les 3 premières et j’étais dans la 4e. Son esprit et son influence était resté dans le centre pendant nos 3 ans et 3 mois, pour moi il n’y a aucun doute !
    Lama Tenpa restera à jamais dans mon esprit comme le plus grand des méditant vivant en France. Longue vie à Lama Tenpa ! et merci Dekyi de ta fidélité infaillible et indéfectible !

  2. Jacques Halle-Halle

    Merci beaucoup ami Claude, merci ani Dékyi pour ces 3 parties des souvenirs/biographie d’ani Dekyi, ça m’a vraiment fait plaisir, remémoré beaucoup de choses, de moments que j’ai connus et aussi j’ai découvert avec émotion la visite de Lama Tenpa au Tibet chez les siens.

    Je me souviens bien de la venue du 16è Gyalwa Karmapa au dojo zen rue Pernéty en décembre 1974, c’était à la fois impressionnant et comme normal car il n’y avait pas de protocole particulier, pas de hauts sièges. Les lamas se sont assis à côté de sensei Deshimaru, Karmapa au milieu, ils ont chanté des prières, il y avait un vieux lama, oumzé, à la barbe blanche (on voit ce vieux lama dans un docu sur le 17è Karmapa à Tsourphou). Et quelques jours après nous nous sommes retrouvés à l’hôtel Sheraton pour la cérémonie de la Coiffe Noire. J’étais dans la salle, c’était un moment fort et important mais pas spécial, comme impressionnant « à l’insu de mon plein gré ». Des lamas Tibétains à Paris, le Karmapa dont m’avait parlé des amis qui par la suite iraient rejoindre Samyes Ling en Ecosse ! Sacré histoire. J’ai gardé longtemps le cordon rouge reçu ce soir-là. Et je crois bien que lama Namgyal (que je ne connaissais pas à l’époque) a pris Refuge auprès de Karmapa le lendemain (à confirmer).

    Puis nous avons continué zazen au dojo, et nous avons vu en effet que ça devenait difficile pour Muriel, jusqu’au jour de cet été 1976 où elle est partie.

    Et j’ai retrouvé Dékyi en arrivant à Kagyu Ling : j’avais quitté le dojo zen depuis 16 mois déjà et Lama Tenpa m’avait proposé de venir m’occuper de l’intendance et faire la cuisine pour les retraitants de Naro Ling. Quel bonheur que d’aller méditer le matin à 4h00 auprès de Lama Tenpa, quel bonheur de voir Kalou Rimpoché Rangjung Kunkyab venir nous visiter dans le droupkhang. Que de souvenirs reviennent grâce aux Mémoires d’ani Dékyi, merci beaucoup. Belle et paisible vieillesse à Ani Dékyi, hommage et remerciements à Lama Tenpa.

    Tashi délegs pun sum tsogs.

    Amical salut

      1. Jacques Halle-Halle

        Merci Claude, c’est un plaisir de lire les souvenirs d’Ani Dékyi et qui me font remémorer les miens. C’est intéressant les destins croisés et qui se recroiseront encore sur le Chemin de l’éveil à la sagesse et la compassion qui mène à l’océan des Vainqueurs.

    1. Jacques Halle-Halle

      Depuis Ani Dékyi nous a quitté le 28 octobre 2015 pour Dewachen, la Terre Pure du Bouddha Amitabha, ou des contrées semblables vu ses mérites accumulés et la force de sa bodhicitta. Merci et bonne route Ani Dékyi au fort caractère, nous nous reverrons sûrement.

      Om Ami Déwa Hri.

  3. Martine QUARTERO

    Merci Claudius de nous relier à Lama Tempa par les témoignages si précieux d’Ani Dékyi.
    C’est si émouvant de lire leur douce complicité au quotidien!

  4. Jacques Halle-Halle

    Je me souviens bien du décès de René dont ani Dékyi parle. C’était un matin, Dékyi était passée dire bonjour à René et partager un café avec lui dans sa caravane, il n’avait pas de sucre, elle court en chercher et quand elle revient…René était déjà décédé!!! René avait dû avoir un arrêt cardiaque je pense. Et c’était déjà trop tard. Puis les gendarmes sont venus pour constater, peut-être un médecin aussi mais je ne m’en souviens plus, j’étais dans Naro Ling et je devais faire à manger aux retraitants. Et si ma mémoire est bonne, Kalou Rimpoché était arrivé à Kagyu Ling la veille.
    Enfin, le soir vers 22h00 j’étais en train de dire des mantras, bien assis, quand soudain devant moi j’ai senti une présence et vu une ombre. Je l’ai reconnu : c’était René avec son zen bordeaux qu’il mettait souvent et il restait planté là!!! Pourtant je ne pensais pas du tout à lui. Vous avez déjà vu un fantôme ? moi c’était la 1ère fois. Alors je lui ai parlé : « René, ici c’est le centre de retraite, c’est réservé aux seuls retraitants, tu ne dois pas rester. Tu dois aller au stupa, entrer dans le stupa. » Et René a disparu. Le lendemain matin suivant, Rimpoché est allé à la caravane, a dit des prières et béni le corps défunt. Bon karma d’une certaine manière.

    1. Ecuald Auteur de l'article

      Ani Dékyi m’a dit que Kalou Rinpoché avait fait powa pour René, ceci pour confirmer que Kalou Rinpoché était bien à Kagyu Ling à l’époque.

      Par ailleurs Yetso se rappelle que René avait un chien prénommé Whisky ! Même que René semblait avoir plus une habitude avec le Rhum. C’est peut-être pour ça que Whisky mordait parfois René !

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