Ecuald

DECHEN CHEU LING le 6 juillet 2002

Je veux encore qu’on m’explique qu’il n’y a rien à expliquer ; rien à méditer ; rien à chercher.
Je veux encore chercher sous le réverbère où la lumière permet de voir alors que ce que je cherche ne s’y trouve pas.
Quelle bêtise !

J’impulse mon esprit pour qu’il devienne autre qu’il n’est au repos, détendu tranquille.
Je le cristallise et le dissous. Pourquoi ne pas le laisser tel que, dans sa propre dissolution avant qu’il ne se mette à dissoudre ce qu’il a généré ?

L’instant suivant, l’instant passé et l’instant présent, c’est le même et unique instant. Dans l’instant je prolonge l’instant pour en faire des instants, des histoires.
Fin des instants, fin des histoires en cet instant !

Mon histoire se réfère au passé fossile, à ce qui est mort. Le futur me vole l’instant et me tue.
Ici et maintenant je suis complètement libre
– si je ne pense pas au passé
– si je ne pense pas au futur nécessairement structuré par le passé qui peut être cet instant même, qui est cet instant.
Bouddha en cet instant !
Etre très ordinaire dans tous ces instants.
Je n’attends pas demain.

Le karma passé s’actualise dans le présent et ne peut s’actualiser que dans le présent. Le karma ne peut pas se réaliser à un autre moment que cet instant. Cet instant est celui de ma liberté. Cet instant est ma liberté.
Là est le sens du Zen.
La phrase précédent est encore une liane parasite, un pointeur vers le passé.
Infiniment chercher à comprendre infiniment !
En fait je sais, tu sais. Mais parce que ne suis pas sûr que je sais et que tu n’est pas sûr non plus, nous ne savons plus. Et pourtant nous savons très bien.

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