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MILAREPA : L’égalité et les sept choses à oublier

Milarépa, Daklha Gampo

Milarépa, Daklha Gampo

Quand je réalise que tout est égalité
J’oublie tout ce qui concerne mes proches amis et familiers
C’est bien d’oublier les objets de mon attachement.

Quand je réalise la sagesse au delà de la pensée
J’oublie tout y compris celui qui perçoit et ce qui est perçu
C’est bien d’oublier ces causes de bonheur et de douleur.

Au-delà de la mémoire, au-delà des sentiments
J’oublie tout ce qui concerne les expériences, bonnes et mauvaises
C’est bien de les oublier, elles ne restent jamais à l’identique.

Quand je sais que les trois Kayas sont naturellement présents
J’oublie tout ce qui concerne la pratique de la phase de génération de la déité
C’est bien d’oublier le Dharma créé par les concepts.

Quand je réalise que le résultat est en moi
J’oublie tout ce qui concerne les résultats qu’on obtient avec effort et aspiration
C’est bien d’oublier le Dharma de la vérité relative.

En méditant sur les instructions directes
J’oublie toutes les autres explications et leurs expressions conventionnelles
C’est bien d’oublier le Dharma qui rend arrogant.

Quand je réalise que les apparences sont mes textes
J’oublie tout ce qui concerne ces gros livres avec leurs lettres noires
C’est bien d’oublier le Dharma qui n’est qu’un lourd fardeau.

Chanté par Milarepa à des moines pensant qu’il était une personne très instruite, et le questionnant au sujet de ses études.
Sous la direction de Khenpo Tsultrim Gyamtso Rinpoché, traduit par Ari Goldfield le 13 Juillet 2002 à Dechen Choling, France.

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